Revalorisation de la prestation de compensation en emploi direct : nous demandons une rétroactivité exceptionnelle

06.04.2022

Suite à nos alertes dont une en novembre dernier, le gouvernement a entendu nos demandes de revalorisation des tarifications de la prestation de compensation du handicap (PCH) en emploi direct. Toutefois, la non-rétroactivité de cette mesure engendre des restes à charge importants pour les personnes concernées : nous demandons donc à la Secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées la rétroactivité exceptionnelle de cette mesure.

En novembre dernier, nous avions adressé un courrier d’alerte à Sophie Cluzel concernant les difficultés de plus en plus criantes que les personnes en situation de handicap vivent au domicile. Des difficultés notamment dues à la pénurie de professionnels liée à des rémunérations insuffisantes et à leur manque de formation.
 
Avec la parution de l’arrêté du 28 mars 2022, le gouvernement a revalorisé ces tarifications en emploi direct que nous n’avions de cesse de demander depuis des années. Certes, elles restent insuffisantes mais elles ont le mérite d’une part de reconnaitre l’existence de ces restes à charge que nous ne cessions de pointer et d’autre part de commencer à prendre en compte certains coûts connexes à cette modalité.
 
Aujourd’hui, nous demandons à la Secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées d’intervenir auprès des conseils départementaux afin que cette revalorisation soit rétroactive pour couvrir les restes à charge engendrés ces derniers mois.
En effet, l’arrêté PCH est entré en vigueur le 1er avril 2022 alors que la Convention collective de la Fepem (Fédération des particuliers employeurs) est, elle, entrée en vigueur le 1er janvier 2022 et que l’avenant 44 de la grille des salaires de cette convention s’applique depuis le 1er février 2022.
 
Nous continuerons bien entendu à revendiquer la couverture totale des coûts engendrés par cette modalité.  
 
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