Vers une reconnaissance de l’assistance sexuelle pour les personnes en situation de handicap ?

14.01.2021

Alors que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) vient d’engager des travaux sur le sujet de l’assistance sexuelle, avec le Collectif Handicaps et Sexualités Ose – CH(s)OSE – dont nous sommes membres, nous renouvelons notre demande d’autoriser la création de services d’accompagnement à la vie sexuelle en France.

Pour rappel, la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées avait saisi le CCNE de cette question en février 2020. 
débat LCI
 
Un sujet abordé sur LCI le 10 février 2020 par Roselyne Bachelot avec Aude Bourden, Conseillère nationale Santé - Médico-social APF France handicap (séquence à partir de 1:06:00).
 
En parallèle, le président de la République avait notamment mentionné lors de la Conférence nationale du handicap le 11 février 2020 « le droit à une vie sexuelle » précisant « c'est de la dignité, et ça ne doit pas être un tabou dans notre société ».
 
Aujourd’hui, nous attendons donc beaucoup des travaux du CCNE par lequel nous avons d’ailleurs été auditionnés.
 
Pour nous, autoriser l’assistance sexuelle entre dans le cadre du droit à la santé sexuelle. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé sexuelle fait partie intégrante de la santé, du bien-être et de la qualité de vie dans leur ensemble avec « une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles agréables et sûres, sans contrainte, discrimination et violence. »
 
Notre objectif, loin de créer une obligation pour toutes et tous, est donc d’ouvrir un possible pour les personnes en situation de handicap demandant à être accompagnées dans leur vie affective et sexuelle, dans un cadre législatif sécurisé et une organisation qui veille à la dignité de chacun·e. Cela ne peut se faire sans exception aux dispositions relatives au proxénétisme et à la pénalisation du client.
 
Nous espérons que le CCNE saura entendre notre demande. Son avis doit être rendu début mars.
 
 
 
Actus
Vie affective et sexuelle