Réformes des fauteuils roulants : APF France handicap n’acceptera aucun recul

14.12.2021

Le 9 décembre dernier, nous avons rencontré Sophie Cluzel, Philippe Denormandie, la CNSA et la Direction de la Sécurité sociale concernant les réformes en cours relatives aux fauteuils roulants. Suite à cette réunion, nous adressons un courrier à la Secrétaire d’Etat pour réexprimer nos alertes et réaffirmer la nécessité de garantir le libre choix du fauteuil roulant par les personnes.

En effet, malgré certains objectifs louables, ces réformes ne permettent pas de garantir l’objectif premier : améliorer la vie des personnes en situation de handicap en leur permettant de pouvoir accéder à l’aide technique de leur choix, adaptée à leurs besoins et sans reste à charge.
 
Et aujourd’hui, elles suscitent de vives et légitimes inquiétudes parmi les personnes en situation de handicap et la colère gronde chez nos adhérents.
 
En effet que penser d’une réforme dont l’ambition première n’est pas de répondre aux besoins des personnes mais de réduire les coûts et dont les usagers seront les premières victimes ? D’une réforme qui menace leur autonomie durement acquise et qui met en péril leur liberté de circulation ? D’une réforme qui les prend en otage dans l’objectif de faire baisser les coûts ? Car in fine, ce sont les personnes qui seront pénalisées par les effets de ces réformes qui non seulement ne sont pas pensées pour améliorer l’accès à l’aide technique de leur choix, mais pire les privera de ce choix par des modalités de mise en œuvre venant compromettre leurs usages en limitant certaines modalités pourtant acquises par la loi aujourd’hui - voire en les supprimant.
 
Nous souhaitons aboutir à une amélioration effective pour l’acquisition des fauteuils roulants par les personnes en situation de handicap. Mais cela ne peut se faire à l’encontre des droits acquis des personnes, ni être mis en œuvre en écornant le principe majeur de la garantie du libre choix du fauteuil roulant par les personnes.
 
Le calendrier serré proposé (publication des textes au printemps pour une mise en œuvre en juillet 2022) risque de mettre en tension l’ensemble des acteurs concernés. Nous demandons un agenda desserré afin que l’ensemble des parties prenantes puissent s’accorder sur une réforme structurelle de fond portant de véritables améliorations, qui engagera pour plusieurs décennies. 
 
Nous sommes déterminés et pleinement mobilisés pour ne pas renoncer aux dispositions de la loi du 11 février 2005 s’agissant de la compensation individualisée à hauteur des besoins. Et il est de notre devoir de n’accepter aucun recul en ce domaine pour préserver les droits, la santé et l’autonomie des personnes.
 
 
Actus
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