Droit à compensation du handicap : la parole aux personnes directement concernées et nos propositions

10.02.2022

17 ans après la promulgation de la loi « handicap » du 11 février 2005, les personnes et les acteurs de terrain dressent un bilan sévère de la mise en œuvre du droit à la compensation des conséquences du handicap : celui-ci reste largement incomplet, avec des restes à charge indécents, des conséquences souvent très graves pour la santé et la sécurité des personnes et un impact lourd sur leur qualité de vie ainsi que celle des proches. Comment garantir l’autonomie et l’effectivité des droits des personnes en situation de handicap dans ces conditions ?  Nous présentons nos propositions pour l’effectivité de ce droit.

Un droit à compensation inabouti, c’est ce qui ressort de la journée débats que nous avons organisée le 9 février, qui a réuni des personnes en situation de handicap, des associations, des professionnels de terrain des ESMS et d’autres opérateurs, des MDPH et des services départementaux, des représentants d’administrations centrales, régionales, départementales, communales, élus, etc.
Des personnalités telles que Marie-Anne Montchamp, ex-secrétaire d’État au Handicap en 2005 et présidente de la CNSA jusqu’au début de l’année 2022, Pierre Dharréville, député des Bouches du Rhône ou Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres, tous très impliqués dans la mise en œuvre du droit à compensation, ont notamment fait part de leur analyse pour renforcer la protection sociale autonomie des personnes en situation de handicap, dont la Prestation de Compensation du Handicap.
 

 
En parallèle, dans le cadre de la collection de notes politiques #AEgalité à destination des équipes de campagne pour l’élection présidentielle, nous publions “Pour un droit à compensation universel et intégral garantissant une vie autonome” et formulons une série de mesure prioritaires.
 
17 ans après la loi de février 2005, le droit à compensation n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. « Il est pourtant primordial de favoriser et de respecter les souhaits des personnes en situation de handicap » comme le souligne Pascale Ribes, notre présidente.
 « Il faut permettre un véritable accompagnement pour une aide humaine complètement adaptée aux besoins de la personne et garantir le libre choix des aides techniques, sans restes à charge. Les personnes en situation de handicap doivent être traitées comme des vrais sujets de droit et non plus comme des objets de soin ».
 

Retrouvez tous les documents pour alimenter la campagne pour la Présidentielle 2022 sur la page dédiée de notre site.

 
 
 
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