Discrimination et handicap : le 4 mars, audience d’Amélie M., étudiante qui avait porté plainte contre la direction du lycée Molière

01.03.2021
Jeudi 4 mars, notre association sera présente aux côtés d’Amélie M. lors de son audience qui se tiendra au Tribunal judiciaire de Paris. Nous nous étions portés partie civile suite à la plainte que la jeune étudiante, élève de Khâgne, avait déposée contre la direction du lycée parisien pour infraction de discrimination en 2016.
En 2016, Amélie M., atteinte d’une pathologie réduisant fortement sa mobilité, avait demandé à l’administration du lycée où elle était élève de Khâgne un aménagement simple (transfert de la salle de classe située au 2ème étage sans ascenseur au rez-de-chaussée, passage par une porte permettant d’éviter quelques marches) afin de poursuivre sa scolarité comme tout le monde. Cette dernière lui avait opposé un refus catégorique. Il lui était également notifié une volonté de l’exclure de l’établissement et une incitation à poursuivre sa scolarité ailleurs.
 
Face à cette attitude inadmissible et discriminatoire, les élèves de la classe préparatoire du lycée s’étaient fortement mobilisés, et la famille de la jeune fille avait porté plainte pour infraction de discrimination du fait du handicap.  
Une situation que nous avions dénoncée à l’époque, avec la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), en lançant une pétition en ligne pour qu’elle puisse continuer ses études au sein du lycée : des milliers de signatures avaient été recueillies.
 
Nous déplorons qu’une telle situation puisse encore exister 16 ans après la promulgation de la loi “handicap” du 11 février 2005 et rappelle qu’il ne peut y avoir de compromis avec les droits fondamentaux.
Depuis 2017, le handicap arrive en tête des motifs de discrimination pour lesquels le Défenseur des droits est saisie. Il est temps que cela change ! 
Nous demandons à ce que les droits fondamentaux soient une fois pour toute reconnus comme le prévoit la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU, signée et ratifiée par la France.
 
Aujourd’hui, nous espérons que la plainte d’Amélie M. sera enfin entendue par la justice : il est nécessaire que la politique pénale prenne en compte les discriminations liées au handicap.
 
 
 
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